QUESTION DE DISCIPLINE - 3ème partie 
     Galates 5.10-12 ; Éphésiens 4.30-32 et 5.1-5
 

            Nous avons le pouvoir de lier une personne, un frère, une soeur, par une parole légaliste l'empêchant de s'emparer des richesses du Royaume (ne fais pas ceci ou ne fait pas cela, tu dois t'habiller ou porter ceci, te comporter comme cela, s'il t'arrive tel problème, c'est que tu as péché, etc.). En somme, autant de préceptes charnels, religieux et de commandements d'hommes rajoutés à ce que n'impose pas la Bible. Ou, par une parole empreinte d'amour et de grâce, conforme aux principes du Royaume, le pouvoir de lui permettre de vivre libre, sans joug ni fardeau pesant, afin qu'elle s'approprie et vive les promesses d'en haut, déjà disponibles et préparées d'avance pour elle. Une parole condamnatrice ou libératrice. Une parole qui va lier ou délier. La mort et la vie sont au pouvoir de la langue (Pr 18.21).  
 
Mais celui qui vous trouble, quel qu'il soit, en portera la peine. Pour moi, frères, si je prêche encore la circoncision, pourquoi suis-je encore persécuté ? Le scandale de la croix a donc disparu ! Puissent-ils être retranchés, ceux qui mettent le trouble parmi vous ! (Ga 5.10-12)

Le poids des mots
 
            Les mots ou les paroles, vous en conviendrez, sont parfois lourds à porter. Ils peuvent briser une personne en la rendant courbée, recroquevillée sur elle-même, dépressive, malheureuse, mélancolique, triste ou la libérer et la transformer radicalement. Les psychologues nous disent que lorsqu'elle est bien maniée, la parole verbale peut tout changer. Imaginez-vous, elle est créatrice de possibilités ou peut détruire ce qu'un homme aura eu tant de mal à devenir.
 
            Elle peut mener à un changement de point de vue, de personnalité, d'opinion et même de vie. Des couples ont évité le divorce par le simple fait de se parler autrement, des enfants ont bien grandi parce qu'ils ont été bâtis sur de bonnes paroles tandis que d'autres, au contraire, ont été anéantis par les critiques et les actes dévalorisants dont ils ont été les victimes. Des églises furent édifiées et prospérèrent sur le fondement d'une prédication encourageante et pleine de vie alors que d'autres devinrent le cimetière et le spectacle désolant d'une guerre fratricide, se détruisant de l'intérieur à coup de paroles accablantes, blessantes, de critiques acerbes et de propos honteux. C'est une gangrène dont se nourrit encore le diable et qui attriste si profondément le Saint-Esprit.
 
Qu'il ne sorte de votre bouche aucune parole mauvaise, mais, s'il y a lieu, quelque bonne parole, qui serve à l'édification et communique une grâce à ceux qui l'entendent. N'attristez pas le Saint-Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption. Que toute amertume, toute animosité, toute colère, toute clameur, toute calomnie, et toute espèce de méchanceté, disparaissent du milieu de vous. Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ. Devenez donc les imitateurs de Dieu, comme des enfants bien-aimés ; et marchez dans la charité, à l'exemple de Christ, qui nous a aimés, et qui s'est livré lui-même à Dieu pour nous comme une offrande et un sacrifice de bonne odeur. Que l'impudicité, qu'aucune espèce d'impureté, et que la cupidité, ne soient pas déshonnêtes, ni propos insensés, ni plaisanteries, choses qui sont contraires à la bienséance ; qu'on entende plutôt des actions de grâces. Car sachez-le bien, aucun impudique, ou impur, ou cupide, c'est-à-dire, idolâtre, n,a d'héritage dans le royaume de Christ et de Dieu.
(Éph 4.30-32 ; 5.1-5)

Amen !
 
                                                                                                        Philippe Chatre

 

 
 
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