Nous avons le pouvoir de lier une personne, un frère, une soeur, par une parole légaliste l'empêchantde
s'emparer des richesses du Royaume (ne fais pas ceci ou ne fait pas
cela, tu dois t'habiller ou porter ceci, te comporter comme cela, s'il
t'arrive tel problème, c'est que tu as péché, etc.). En somme, autant
de préceptes charnels, religieux et de commandements d'hommes rajoutés
à ce que n'impose pas la Bible. Ou, par une parole empreinte d'amour et
de grâce, conforme aux principes du Royaume, le pouvoir de lui
permettre de vivre libre, sans joug ni fardeau pesant, afin qu'elle
s'approprie et vive les promesses d'en haut, déjà disponibles et
préparées d'avance pour elle. Une parole condamnatrice ou libératrice.
Une parole qui va lier ou délier. La mort et la vie sont au pouvoir de la langue (Pr 18.21).
Mais
celui qui vous trouble, quel qu'il soit, en portera la peine. Pour moi,
frères, si je prêche encore la circoncision, pourquoi suis-je encore
persécuté ? Le scandale de la croix a donc disparu ! Puissent-ils être
retranchés, ceux qui mettent le trouble parmi vous ! (Ga 5.10-12)
Le poids des mots
Les mots ou les paroles, vous en conviendrez, sont parfois lourds à
porter. Ils peuvent briser une personne en la rendant courbée,
recroquevillée sur elle-même, dépressive, malheureuse, mélancolique,
triste ou la libérer et la transformer radicalement. Les psychologues
nous disent que lorsqu'elle est bien maniée, la parole verbale peut
tout changer. Imaginez-vous, elle est créatrice de possibilités ou peut
détruire ce qu'un homme aura eu tant de mal à devenir.
Elle peut mener à un changement de point de vue, de personnalité,
d'opinion et même de vie. Des couples ont évité le divorce par le
simple fait de se parler autrement, des enfants ont bien grandi parce
qu'ils ont été bâtis sur de bonnes paroles tandis que d'autres, au
contraire, ont été anéantis par les critiques et les actes
dévalorisants dont ils ont été les victimes. Des églises furent
édifiées et prospérèrent sur le fondement d'une prédication
encourageante et pleine de vie alors que d'autres devinrent le
cimetière et le spectacle désolant d'une guerre fratricide, se
détruisant de l'intérieur à coup de paroles accablantes,
blessantes, de critiques acerbes et de propos honteux. C'est une
gangrène dont se nourrit encore le diable et qui attriste si
profondément le Saint-Esprit.
Qu'il
ne sorte de votre bouche aucune parole mauvaise, mais, s'il y a lieu,
quelque bonne parole, qui serve à l'édification et communique une grâce
à ceux qui l'entendent. N'attristez pas le Saint-Esprit de Dieu, par
lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption. Que toute
amertume, toute animosité, toute colère, toute clameur, toute calomnie,
et toute espèce de méchanceté, disparaissent du milieu de vous. Soyez
bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant
réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ. Devenez donc les
imitateurs de Dieu, comme des enfants bien-aimés ; et marchez dans la
charité, à l'exemple de Christ, qui nous a aimés, et qui s'est livré
lui-même à Dieu pour nous comme une offrande et un sacrifice de bonne
odeur. Que l'impudicité, qu'aucune espèce d'impureté, et que la
cupidité, ne soient pas déshonnêtes, ni propos insensés, ni
plaisanteries, choses qui sont contraires à la bienséance ; qu'on
entende plutôt des actions de grâces. Car sachez-le bien, aucun
impudique, ou impur, ou cupide, c'est-à-dire, idolâtre, n,a d'héritage
dans le royaume de Christ et de Dieu.